Apprendre · Chapitre 0. Les bases
Le pat et la nulle
Maintenant, une subtilité sur laquelle trébuchent même les joueurs expérimentés. Si le roi n'est PAS en échec, mais que son camp n'a aucun coup légal — c'est le pat, et la partie se termine par la nulle. Retenez la différence : échec sans issue — mat et victoire ; pas d'échec et nulle part où jouer — pat et nulle. Les positions gagnées gâchées par un échec de trop ne se comptent plus. La nulle survient aussi autrement : par accord mutuel, par triple répétition de la position, et quand il n'y a tout simplement pas assez de pièces pour mater.
Vérifions la compréhension sur le principal écueil. Le roi adverse n'est pas en échec, pourtant son camp n'a plus un seul coup légal — toutes les cases sont contrôlées, il n'y a pas d'autres pièces. Le joueur pressé fête déjà sa victoire. Quel est donc le vrai résultat ?
Précisément : le pat, c'est la nulle. Qui s'en souvient n'offre pas de demi-points à ses adversaires.
Et encore un cas de la vraie vie. Les armées sont entièrement exterminées : sur l'échiquier restent deux rois solitaires et rien de plus. Les rois, comme vous vous en souvenez, ne peuvent pas s'attaquer l'un l'autre, et sans autres pièces, il n'y a rien pour mater. Quel est le résultat de la partie ?
Exact : le mat est impossible — donc nulle. Une logique impeccable.
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