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Apprendre · Chapitre 1. Qu'est-ce que les Échecs 960

Pourquoi mélanger les pièces ?

Permettez-moi d'être franc : aux échecs classiques, les joueurs forts apprennent par cœur les quinze ou vingt premiers coups, comme un poème. La victoire dans l'ouverture ne revient pas à celui qui réfléchit le mieux, mais à celui qui a le plus lu. Les Échecs 960 résolvent cela avec élégance : les pièces de la première rangée sont disposées d'une nouvelle façon avant chaque partie, et toute la théorie apprise tombe en poussière. L'erreur typique du débutant est de croire que jouer sans théorie fait plus peur. Au contraire : l'adversaire est exactement aussi désorienté que vous.

Ici, il faut réfléchir dès le tout premier coup — et c'est la compréhension qui gagne, pas la mémoire. L'ouverture apprise par cœur est une béquille ; au 960, il n'y a pas de béquilles, mais il y a une tête. Les principes, eux, sont éternels : développez vos pièces, protégez votre roi, luttez pour le centre. Seul le décor change, pas la logique du jeu. D'ailleurs, cette variante est aussi connue sous le nom d'échecs de Fischer.

Vérifions l'arithmétique. Le nombre de permutations de la première rangée satisfaisant aux règles est strictement déterminé — c'est lui qui a donné son nom au jeu. Combien y a-t-il de positions de départ aux Échecs 960 en tout ?

Précisément. Neuf cent soixante mondes — et dans chacun, il faudra réfléchir par soi-même.

Ceci est un aperçu — la leçon interactive complète est dans l’app.

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